| Communiqué de presse, 18 janvier 2007 | ||
| Charger le document Word | ||
| J’avais envie de voir comment les choses évoluent et si elles tiennent le coup ... Ernst Beyeler |
||
| La Fondation Beyeler fête ses 10 ans
Inaugurée le 18 octobre 1997, la Fondation Beyeler peut se flatter aujourd’hui d’avoir vécu dix années de succès. 2007 lui offre l’occasion de fêter son anniversaire avec ses visiteurs, ses amis, ses artistes et ses partenaires. Pour abriter leur précieuse collection, Ernst et Hildy Beyeler avaient demandé au grand architecte Renzo Piano de concevoir en 1997 un musée sur mesure, où régnerait une union harmonieuse entre art, architecture et paysage. Les salles sobres, baignées de lumière, et leur disposition grandiose qui permet à la collection d’exercer tout son effet, ont fait de la visite de ce musée une expérience unique. La remarquable qualité des œuvres de la collection a également imposé d’emblée un critère élevé dans le choix des pièces empruntées à l’extérieur pour mener à bien un programme d’expositions ambitieux. Cette exigence d’Ernst Beyeler, qui garantit le haut niveau des expositions temporaires, reste de rigueur aujourd’hui. Depuis l’ouverture de la Fondation Beyeler, une trentaine d’expositions ont été montées. A la fin de l’année 2006, la Fondation avait accueilli 2,7 millions de visiteurs. Ce chiffre la place indéniablement dans le peloton de tête des musées suisses. Mais la Fondation n’est pas seulement un des principaux établissements culturels de Bâle et de ses environs. Avec un public pour moitié venu de l’étranger, elle joue également un rôle majeur dans la première ligue des musées internationaux. Dès le début, la Fondation n’a cessé d’enrichir ses collections par de nouvelles acquisitions. Si, dans un premier temps, la collection a occupé la place centrale, dès 1999, deux ans après son ouverture, la surface d’exposition s’est révélée insuffisante. La grande salle située au nord du bâtiment a donc été élargie de douze mètres. Ces travaux ont permis d’accueillir l’extraordinaire afflux de visiteurs suscité par l’exposition Mark Rothko, montée au printemps 2001 par Oliver Wick. Depuis cette date, la Fondation présente, pour la sixième année d’affilée, les « Rothko Rooms », ensemble cohérent constitué de pièces changeantes. Cette présentation d’œuvres de Rothko est unique hors des Etats-Unis. Le profil de la Fondation comme lieu d’exposition, un profil toujours marqué de façon déterminante par Ernst Beyeler, s’est caractérisé d’emblée par le mariage entre deux conceptions fondamentales : l’exposition thématique d’une part, et l’exposition monographique, centrée autour de la création d’un artiste unique, de l’autre. Les expositions temporaires prennent le plus souvent pour point de départ un ou plusieurs artistes de la collection, lorsqu’elles ne s’attachent pas à combler temporairement les lacunes de celles-ci, dues aux goûts personnels des Beyeler — ce fut le cas par exemple de l’exposition Expressif ! de l’été 2003, où l’on a pu voir des expressionnistes, absents de la collection. Conformément à l’intention du fondateur qui conçoit cet établissement comme un lieu vivant de débat et d’innovation, la juxtaposition parfois insolite d’œuvres issues des courants les plus divers a permis de transmettre à un vaste public des aperçus surprenants et de lui offrir ainsi d’intéressantes découvertes. En 2002, la grande exposition Claude Monet ... jusqu’ à l’impressionnisme numérique a séduit un vaste public, puisqu’elle a accueilli 200 000 visiteurs. Cette exposition à thème et à thèse, ainsi que celles qui furent ensuite organisées sous l’égide de Markus Brüderlin, cherchaient à redécouvrir et à réinterpréter l’art moderne à partir du regard que lui porte l’art contemporain. Une exposition fort appréciée des milieux spécialisés et qui a marqué les adieux de Markus Brüderlin à la Fondation, a été ArchiSculpture durant l’hiver 2004-2005. La souplesse d’utilisation des salles, dont la transparence et la clarté ont particulièrement été mises en valeur par les expositions monographiques consacrées à Ellsworth Kelly (2002-2003) et à Wolfgang Laib (2005-2006) mais qui s’est également manifestée sous forme plus opaque avec des œuvres du Titien et de Velázquez dans le cadre de l’exposition Francis Bacon et la tradition de l’art (2004), est l’une des raisons de l’attrait ininterrompu qu’exerce ce lieu d’exposition. En 2003, Christoph Vitali a introduit pour la première fois des murs colorés dans le White Cube en recouvrant les salles d’exposition d’une peinture bleu foncé pour l’exposition Paul Klee. L’accomplissement dans l’œuvre tardive. La première exposition rassemblant la nouvelle équipe, qui compte, outre Ernst Beyeler et Christoph Vitali, les conservateurs Philippe Büttner et Ulf Küster, a été consacrée au thème du Mythe de la fleur (2005). Au cours des deux dernières années, la Fondation a réussi à attirer un public plus large encore avec de grandes expositions sur Pablo Picasso, René Magritte et Henri Matisse. Fin 2006, le nombre de visiteurs annuels a encore connu une forte hausse, atteignant 340 000 personnes. Au printemps 2005, la Fondation Beyeler a repris le Restaurant Berower Park, qui représente une source supplémentaire de revenus, avec l’Artshop du musée. Cette annexion du restaurant permet de compléter agréablement la visite du musée et de lui apporter un couronnement culinaire. De même, l’année dernière, les activités de recherches de mécénat ont été encore élargies avec succès. La Fondation Beyeler touche également des subventions du canton de Bâle et de la commune de Riehen. La Fondation Beyeler continuera à s’efforcer de présenter des expositions de haute qualité, séduisantes pour le public. La force de la collection servira toujours à la fois de point de mire et de point de départ des projets futurs. Le 13 mai, la Fondation célébrera ses dix années d’existence par une grande fête publique. En outre, cette année bien particulière sera marquée par deux expositions : la grande rétrospective Edvard Munch. Signes de l’art moderne (18 mars–15 juillet 2007) et l’exposition L’Autre Collection. Hommage à Hildy et Ernst Beyeler (19 août 2007– 6 janvier 2008), qui rassemblera une nouvelle fois un certain nombre d’œuvres (il y en a eu plusieurs milliers) qui sont passées par la Galerie Beyeler. Elles seront présentées en regard de la collection propre à la Fondation. En 2008, Samuel Keller, directeur de la Foire de Bâle, reprendra la direction de la Fondation Beyeler et poursuivra l’œuvre de Hildy et Ernst Beyeler.
Contact/Presse: Catherine Schott, Tél. + 41 (0)61 645 97 21, Fax + 41 (0)61 645 97 39; presse@beyeler.com www.beyeler.com (Dossier de presse) – Images de presse à télécharger sous www.beyeler.com/press-images
|